« Hermann »

So­nia An­ton
Pa­ru­tions.com (oc­tobre 2006)

C’est un bien beau ro­man de Da­vid Ma­ta que nous donnent à lire les jeunes édi­tions Alexi­p­har­maque. Her­mann narre les pé­r­é­g­ri­na­tions de Lu­cien à tra­vers la Cas­cogne, à la re­c­herche du châ­teau où, qua­rante ans plus tôt, il a fait la ren­contre dé­c­i­sive du sol­dat et des­si­na­teur al­le­mand épo­nyme. Al­lant et ve­nant dans ses sou­ve­nirs et dans l’es­pace Cas­gon, le per­son­nage se livre à l’évo­ca­tion nos­tal­gique d’un mo­ment de son ado­les­cence et fi­nit par dres­ser le ta­b­leau d’une sorte de prés­ent re­t­rou­vé, puisque la re­dé­cou­verte du châ­teau coïn­cide aus­si avec un mo­ment de com­p­ré­hen­sion lu­mi­neuse de lui-même et du monde. Le trai­te­ment de l’es­pace a par­ti­cu­liè­re­ment at­ti­ré notre at­ten­tion. La ré­gion de la Cas­cogne ha­bite le ro­man et ses pay­sages sont bros­sés avec force et beau­té. Da­vid Ma­ta ex­p­loite la tra­di­tion des ro­mans français de ter­roir et une veine bu­co­lique vir­gi­lienne, dans un ma­riage tout à fait réus­si : “En­c­los, mé­t­ai­ries, tout baigne dans une paix vir­gi­lienne […] Une con­fuse pro­messe d’éter­ni­té, ce­pen­dant, monte, obs­ti­née, du ter­roir.”
On sa­lue­ra l’art de l’au­teur dans la pra­tique du genre très clas­sique qu’est la pein­ture de pay­sages, son au­dace aus­si car ce genre est dé­s­or­mais peu en vogue. L’éc­ri­ture dé­p­loyée est exi­geante et belle, no­tam­ment quand elle use de tour­nures hé­ri­tières du la­tin, telles ses éton­nantes cons­t­ruc­tions re­la­tives : “Oc­tobre ra­me­nait, tout édul­co­rées fussent-elles, les fêtes ba­c­hiques d’au­t­re­fois. Lu­cien peut en té­moi­g­ner qui cer­tain au­tomne y par­ti­ci­pa.” Les lieux prennent aus­si leur force en se voyant él­e­vés au rang d’objets poé­tiques et mé­t­a­p­hy­siques – “N’en est-il pas des châ­teaux comme de la vie, qu’on ha­bite en vain si on ne l’ha­bite pas poé­tique­ment, mé­t­a­p­hy­sique­ment ?” –, Da­vid Ma­ta fai­sant no­tam­ment re­tour sur une con­cep­tion et une di­men­sion ori­gi­nelles et païennes de la na­ture : “Im­mer­gé dans la vigne, c’était à cer­tains mo­ments, comme s’il eût rejoint le cœur pan­te­lant du monde.”
Le trai­te­ment de l’es­pace a aus­si des ac­cents prous­tiens. As­so­cié à une dé­fi­ni­tion cy­c­lique du temps – “La vie ne pou­vait qu’être cir­cu­laire, elle ne pou­vait que le re­con­duire au com­men­ce­ment” –, il per­met au per­son­nage d’ac­cé­d­er au sens de sa vie et du monde. Le châ­teau de­vient lieu de ré­vé­la­tions : “Reste, car il n’est pas ve­nu en tou­riste, à cir­cons­c­rire le lieu où en peu de jours se suc­cé­dèrent tant d’es­sen­tielles ré­vé­la­tions.” Prous­tienne aus­si et en­fin la façon dont l’au­teur ég­rène des noms de lieux – Cour­ren­san, La­ve­zac, Eauze, Ar­ma­g­nac, etc. – comme au­tant de termes poé­tiques.

Ch­ris­to­p­her Gé­rard
Élé­me­nts (oc­tobre 2006. n°122) « Hors du siècle »

“Qui est bien né part un jour à la re­c­herche des dieux”: tel est, dé­fi­ni par lui-même, l’iti­né­raire de Da­vid Ma­ta, l’un de ces éc­ri­vains qua­si clan­des­tins, in­con­nus des ga­zettes mais en­t­hou­sias­mant une poi­g­née d’au­t­hen­tiques lec­teurs, ceux qui cons­ti­tuent l’Eu­rope sau­vage – con­tinent en ap­pa­rence sub­mer­gé, dieux mer­ci in­vain­cu.
Né en France de pa­rents ara­go­nais, Da­vid Ma­ta est un pur pro­duit des hus­sards de la Ré­pu­b­lique, fi­gures à la fois ét­riquées et ma­g­ni­fiques pour qui le mot él­ite n’était pas une in­sulte. A dix ans, il entre au ser­vice de notre langue comme d’autres s’en­gagent à la Lé­gion, avec pour pre­mière of­f­rande, pour pre­mière mis­sion, un ré­c­it en images sur la Guerre des Gaules, mo­ment fon­da­teur de notre his­toire gal­lo-ro­maine. Sept ans plus tard, for­cé de tra­vail­ler pour vivre, il dé­c­ide d’ap­p­rendre le la­tin seul. Voi­là bien une image qui m’émeut au su­p­rême: ce jeune pro­lé­taire qui, sur une table de cui­sine, dé­cor­tique Sé­nèque entre deux lec­tures des Lettres françaises.
Grâce à Nietzsche et à Spen­g­ler, D. Ma­ta rompt alors avec l’Uto­pie pour se plon­ger dans Or­te­ga y Gas­set et faire son miel du Ro­man­tisme eu­ro­péen comme des ar­tistes en­t­rés en ré­sis­tance contre un ni­hi­lisme de plus en plus pe­sant. Ses ro­mans, na­guère sa­lués par Jean Ma­bire et Jean Cau, at­testent de ce par­cours à re­bours des modes, de cette saine ré­volte contre l’éc­lipse du sa­c­ré, la dia­bo­li­sa­tion de toute au­to­ri­té spi­ri­tuelle et la crise de l’art. Donqui­c­hot­tisme dé­s­uet? Plu­tôt la claire vi­sion des im­passes de l’ère du vide, al­liée à une poi­g­nante nos­tal­gie de l’en­fance, om­ni­p­ré­s­ente dans l’œuvre d’un au­teur qui pour­rait faire sienne cette sen­tence de No­va­lis: “Là où il y a des en­fants, là est l’âge d’or”.
Que ce soit dans Le Film per­du (Ed. e-dite), conte phi­lo­so­p­hique sur l’en­fance pro­fa­née (dans le ré­c­it, un film con­fisqué à la Li­bé­ra­tion, té­moi­g­nant de l’uni­vers en­core mé­dié­val d’un quar­tier pro­mis à la grande cas­sure) ou dans Tar­ra­co (Ed. e-dite), sans doute son ro­man le plus hal­lu­ci­né, Da­vid Ma­ta pré­s­ente l’en­fance comme un pro­lon­ge­ment de l’au-de­là. Ses hé­ros y re­viennent à un mo­ment cri­tique de leur exis­tence, comme si à l’ap­p­roche d’une mort vo­lon­taire – un autre leit­mo­tiv chez cet éc­ri­vain – le re­cours au pas­sé per­met­tait à l’homme in­ac­com­p­li de fran­c­hir le pas fa­tal. Le re­g­ret­té Jean Ma­bire par­lait de “troubles ef­f­luves” (Elé­ments 63, hi­ver 1988): rien de mal­sain chez l’hi­dal­go Ma­ta – non, ab­so­lu­ment rien car la mort, comme dans les tra­di­tions ar­c­haïques, y ap­pa­raît pour ce qu’elle est: nour­ri­cière – mais une sorte de Vi­va la muerte qui doit re­mon­ter très haut, dans la sombre fas­ci­na­tion ibé­rique pour le sang lim­pide. A lire cet éc­ri­vain ro­main d’His­pa­nie, com­ment ne pas son­ger aux sa­c­ri­fices az­tèques ou à la cor­ri­da, ét­ran­ge­ment liés dans l’his­toire de l’Es­pagne? Jus­te­ment, le sa­c­ri­fice su­p­rême, le sa­c­ri­fice hu­main, cons­ti­tue le thème cen­t­ral de Tar­ra­co, où l’on suit un éc­ri­vain pré­ten­du­ment ini­tié sur les traces d’un mys­té­rieux peintre, adepte de l’an­cienne re­li­gion, celle du sang, du sol et de l’es­p­rit. Ma­ta y chante en sour­dine le ré­veil des Puis­sances, et sur­tout le sur­gis­se­ment d’un nou­vel ef­f­roi, sources de li­tur­gies ré­gé­né­rées. Avec Tar­ra­co, il si­g­nait (en 2001) une dé­fense du pa­ga­nisme dans la li­g­née du Serpent à plumes de D. H. La­w­rence, un livre ré­ser­vé au pe­tit nombre, in­ter­dit aux mi­di­nettes de l’hu­ma­nisme ali­men­taire.
Son der­nier opus, Her­mann, ne dé­c­e­v­ra pas les afi­cio­na­dos. Avant d’en par­ler, un mot sur l’édi­teur qui se lance avec deux titres, ce ro­man et un es­sai de Luc-Oli­vier d’Al­gange in­ti­tu­lé L’Ombre de Ve­nise! Com­ment frap­per plus fort… sur­tout quand on sait que l’un des chefs d’or­c­hestre n’est autre qu’Ar­naud Bordes, le ta­len­tueux au­teur de Voir la Vierge (Au­da Isarn, 2006)? Et quel pro­g­ramme dans le nom de cette jeune mai­son, Alexi­p­har­maque, id est le Con­t­re­poi­son!
Her­mann narre le der­nier voyage de Lu­cien, re­t­rai­té de l’en­sei­g­ne­ment (des langues ger­ma­niques), en ca­vale à la suite d’un cha­hut roya­liste qui tourne mal aux heures les plus bruyantes de la ker­messe du Bi­cen­te­naire. Lu­cien, qui toute sa vie a dû sup­por­ter sans trop bron­c­her l’im­pos­ture, se cabre une fois pour toutes contre “les li­ta­nies à la gloire des Ji­va­ros de 93”; il éc­rit dans des re­vues mal-pen­santes et va jusqu’à faire le coup de poing contre la Gueuse (avec s: rien à voir avec la su­b­lime bois­son bra­bançonne). Où fuir les pan­dores, si­non en Gas­cogne, sur les traces d’une ado­les­cence aux der­niers temps du Ma­ré­c­hal? Lu­cien dé­c­ide de re­t­rou­ver le châ­teau en ruines où il ren­con­t­ra Her­mann, of­fi­cier de l’ar­mée d’oc­cu­pa­tion qui l’ini­tia cinquante ans plus tôt à Höl­der­lin et à Ta­cite – la Ger­ma­nia lue dans le texte (comme dans un autre ro­man en­core moins ca­t­ho­lique, où ap­pa­raît un cer­tain Ar­mi­nius, dont Da­vid Ma­ta par­la avec cha­leur dans Elé­ments, su­perbe ar­ticle que je reçus des mains de Jean Ma­bire – Cap­tain, O my Cap­tain ! – le 6 juil­let 2003, à Bro­cé­l­iande).
Cette fugue en Gas­cogne à la re­c­herche d’un châ­teau et d’un sou­ve­nir (le der­nier été de l’in­no­cence) est aus­si une quête païenne (“ce qui le hèle est nu­mi­neux”), toute de pié­té et de pas­sion pour l’hé­ri­tage des an­cêtres (“il ne sait quoi de vi­tal l’ob­lige à re­mon­ter aux sources, au plein-chant d’avant le dé­c­lin”). J’y re­t­rouve des ob­ses­sions de l’éc­ri­vain qui sont un peu les miennes: l’Ita­lie du Quat­t­ro­cen­to, les vins gé­né­r­eux, la mort du Roi, le rôle sa­c­ré de l’ar­tiste… mais aus­si quelques dé­mons, car, à l’ins­tar de Maître Jean, je vois bien que Tha­na­tos l’em­porte trop souvent sur Eros. Il existe des gé­n­ies mal­fai­sants, et l’il­lu­sion d’une en­fance my­t­hi­fiée peut les ai­der dans leur noire be­sogne. Nous tou­c­hons là aux forces les plus pro­fon­dé­ment en­fouies de l’ar­tiste, qui ne se “dis­cutent” point. Sim­p­le­ment, le tra­vail du sty­liste, la fi­nesse de l’ana­lyste font d’Her­mann un livre ins­pi­ré qui place son au­teur par­mi les rares pas­sants du grand che­min.

La Lettre du Cro­co­dile (n° 3 an­née 2007)

« Où se dis­si­mu­ler dans ces pièces nues ? L’ex­t­ré­m­i­té de l’en­fi­lade at­teinte, un long cou­loir dal­lé s’ouvre à sa gauche. Il s’y en­gage ap­rès une courte hé­si­ta­tion. L’a-t-on vu ? Est-il pour­sui­vi ? Il lui semble en­tendre des pas, des voix. Aus­si se met-il à cou­rir, mal­g­ré la pé­nombre, mal­g­ré les dé­n­i­vel­le­ments in­ces­sants. A ses cô­tés, des portes qu’il tente vai­ne­ment d’ou­v­rir. Vraie sou­ri­cière, le cou­loir dé­c­rit une courbe, une autre. Il va se ré­t­ré­c­is­sant, croi­rait-on, s’en­té­né­b­rant. Mais trop tard, il est trop tard pour re­b­rous­ser che­min. Est-ce dû à un af­fais­se­ment ? A la vo­lon­té de l’ar­c­hi­tecte ? Le sol s’in­c­line, par en­d­roits, rom­pant si brusque­ment l’ho­ri­zon­ta­li­té que Lu­cien à plu­sieurs re­p­rises a manqué tom­ber de tout son long. Son cœur bat très vite, et ap­rès avoir prê­té l’oreille, il ra­len­tit le pas. Où peut bien me­ner ce cou­loir sans fin, ce boyau sans rime ni rai­son ? Et pourquoi les portes sont-elles toutes con­dam­nées ? Il avance dé­s­or­mais avec pru­dence, l’obs­cu­ri­té s’étant en­core épais­sie. Une nou­velle rup­ture de ni­veau le dé­sé­q­ui­libre, la bou­teille, qui lui a éc­hap­pé des mains, al­lant se bri­ser sur le dal­lage. D’un œil-de-bœuf, à quelque pas, tombe un rai de lu­mière grâce auquel, in ex­t­re­mis, il évite un amon­cel­le­ment de dé­combres, mais vite l’ombre se réi­ns­talle, et c’est en tâ­ton­nant qu’il pour­suit son che­min, inquiet à la pen­sée qu’il pour­rait, d’une se­conde à l’autre, plon­ger dans un in-space. »
Her­mann est un mer­veil­leux ro­man, d’un au­teur ta­len­tueux, qua­li­fié par­fois «  d’éc­ri­vain ro­man­tique du IIIème mil­lé­naire ». Toute en évo­ca­tions, l’éc­ri­ture de Da­vid Ma­ta est comme une pein­ture vi­vante qui en­cercle dou­ce­ment le lec­teur pour l’en­t­raî­ner dans un quelque part, à la fois rêve et réa­l­i­té, peu­p­lé d’évé­n­e­ments his­to­riques, de ré­s­ur­g­ences my­t­hiques et de per­son­nages in­cer­tains qui s’in­ter­rogent sur leur in­cer­ti­tude. Hu­mains donc.
Da­vid Mat­ta si­tue son aven­ture dans une Gas­cogne tant géo­g­ra­p­hique que de cœur. Il rée­n­c­hante le monde par une al­c­hi­mie lit­té­raire cha­toyante faite d’éc­lai­rages ar­tis­tiques, d’in­tel­li­gences de l’his­toire, d’his­toires, pe­tites ou grandes, des in­tel­li­gences. Le mot est juste et ne se dé­par­tit ja­mais de sa ra­cine sen­so­rielle. Le lec­teur n’est pas mis à dis­tance, il se trouve dans l’œil de la page comme d’autres sont dans l’œil du cy­c­lone. L’au­teur tire des mots toutes les sa­veurs qu’ils peuvent of­f­rir comme ses per­son­nages vont au bout d’eux-mêmes pour… rien bien sûr. Il n’y a rien de plus él­oi­g­né de cette éc­ri­ture que les con­cepts mer­can­tiles d’ob­ten­tion ou de pré­hen­sion. Ici, tout n’est que don.

« Par­tant en ven­danges, peut-être Lu­cien avait-il sur­tout obéi à une im­mense soif d’aven­tures, de che­va­le­resques ex­p­loits. Dans cet Ar­ma­g­nac riche en châ­teaux, qu’il con­nais­sait par des livres, une femme peut-être l’at­ten­dait à qui corps et âme il se dé­voue­rait. Oui, peut-être ce vœu l’avait-il pous­sé, ce vœu qui sem­b­lait dé­rai­son­nable et ne l’était pas. Al­lant vers la ferme, sa va­lise à la main, il ne se dou­tait pas que la femme dé­s­i­r­ée vien­d­rait, qu’un jour très proche une fée en­t­re­rait en scène. De la ferme où pour­tant il vé­c­ut deux se­maines, deux ou trois, il n’a que des sou­ve­nirs im­p­ré­c­is. Fruste, vieil­lotte, la bâ­tisse aux murs de tor­c­his était pré­cé­dée d’une cour où pous­saient de grands arbres, c’est là tout ce qu’il peut en dire. De même l’image des fer­miers s’est-elle ef­fa­cée. De même n’a-t-il rien re­te­nu du mo­ment où il ar­ri­va, de ses dé­buts à la vigne. Mo­no­tones, som­no­lents dé­buts. Il fau­d­ra, pour le ti­rer de sa tor­peur, la dé­cou­verte du grand châ­teau. Il fau­d­ra ce jour mé­mo­rable où dans un clair lo­gis triom­p­hal un autre monde in­es­pé­r­é­ment s’in­car­na. La fée ne se mon­t­rait pas tous les soirs, mais son ap­pa­ri­tion avait toujours lieu vers la même heure. Vers cette heure où, bai­g­née de so­leil, la façade s’en­san­g­lan­tait. Dans une des hautes fe­nêtres son buste se dé­cou­pait tout à coup, sa longue che­ve­lure flam­boyait. »

Bru­no Fa­v­rit
Ré­f­lé­c­hir et Agir (au­tomne 2007 n°27)

Ac­ti­ve­ment re­c­her­c­hé pour avoir re­nié le bi­cen­te­naire de la Ré­vo­lu­tion, Lu­cien rejoint le camp in­tem­po­rel des hé­ré­t­iques. Il par­court la terre gas­conne à la re­c­herche d’un châ­teau qui vit naître ja­dis une ami­tié ex­cep­tion­nelle. Au­tour d’une tra­duc­tion de Ta­cite, Lu­cien, alors ado­lescent, y ren­con­t­rait Her­mann, of­fi­cier de l’ar­mée d’oc­cu­pa­tion. C’est de ce sou­ve­nir que Da­vid Ma­ta nous en­t­re­tient, sans di­rec­tion pré­c­ise, en pre­nant le temps et avec une to­tale li­ber­té de ton. Une belle évo­ca­tion, entre Alain Four­nier et le Tar­bais Théo­p­hile Gau­tier, qui nous dé­montre que le ro­man­tisme compte en­core des adeptes de qua­li­té.

Hermann - David Mata


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