«L'ombre de Venise»

Essai  
Collection : Les Réflexives
87 pages (environ)
e-ISBN : 978-2-9525875-1-5

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Il ne se­ra guère ques­tion de Ve­nise dans ces en­t­re­tiens, qui souvent prennent la forme de mo­no­logues in­té­rieurs… A peine de son « ombre », ou plus exac­te­ment de l’ombre d’un titre auquel Nietzsche re­nonça pour ces frag­ments, ces ap­ho­rismes, « ces pro­vo­ca­tions, ces ap­pels » qui de­vien­d­ront Au­rores et Le Gai Sa­voir ; ombre qui nous ac­com­pagne dans notre voyage vers la « vie ma­g­ni­fique », ombre qui scin­tille, ici et main­te­nant, de toute la sp­len­deur de sa pré­s­ence ! Le Voya­geur et son ombre par­le­ront ain­si, au fil de la pro­me­nade, du dan­dysme, des rap­ports ét­ranges de la lit­té­ra­ture et de la vé­ri­té, de Pla­ton et de Nietzsche, de l’au­to­ri­té et de la li­ber­té, de la mo­rale et du style, de l’in­com­p­rise gé­né­ro­si­té, de l’orage mal­lar­méen, de Fer­nan­do Pes­soa, de la « rhé­to­rique de Dieu  », des pays de Dante et de No­va­lis, de l’abîme de Dio­ny­sos et de l’abîme du Ch­rist, d’Hei­deg­ger et des poètes chi­nois, du re­gard de dia­mant, de l’at­ten­tion…
« Il nous plaît, éc­rit Luc-Oli­vier d’Al­gange, d’éc­rire à l’ombre d’une Ci­té et à l’ombre d’une œuvre. Ces ombres ne sont pas les ombres de la ca­verne pla­to­ni­cienne, mais des ombres ver­si­co­lores, dan­santes, ve­nues des hauts feuil­lages sur notre pro­me­nade à tra­vers la Ci­té, éper­du­ment ar­c­hi­tec­tu­rale, ép­rise de ciel et d’eau, et de leurs em­b­ra­se­ments ré­c­i­p­roques. Certes, les au­rores qui viennent, ces au­rores « vé­diques » dont parle Nietzsche, de­v­ront être an­non­cées avec tous les ap­pa­rats de l’exac­ti­tude ex­t­rême. Ne rien lais­ser au ha­sard, joindre sa vi­sion au pres­sen­ti­ment d’une beau­té ma­t­hé­ma­tique ! Tel se­ra le mot d’ordre qui fe­ra tom­ber les pro­pa­gandes. Ce mi­roir fa­bu­leux qu’est l’en­ten­de­ment hu­main, qui va jusqu’à en­ri­c­hir le monde qu’il re­f­lète, est entre son propre ciel et sa propre terre comme une Ci­té sau­vée des eaux et dé­fiant la mort. »

L’ombre de Ve­nise est fine, elle laisse pas­ser toute la lu­mière. La fi­nesse de l’ombre, sa ver­tu pic­tu­rale, pré­s­agent une nou­velle au­dace her­mé­n­eu­tique. A tra­vers L’ombre de Ve­nise se pré­c­ise, comme en contre-jour, l’éc­ri­ture des dieux, l’éc­ri­ture éter­nel­le­ment an­té­rieure des « re­gistres de lu­mière », de ce « lo­gos in­té­rieur » dont parle Phi­lon d’Alexan­d­rie.

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L'Ombre de Venise - Luc-Olivier d'Algange
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