« Lectures pour Frédéric II »

Essai  
Collection : Les Réflexives
136 pages
ISBN : 978-2-917579-14-5

Prix (Broché) : 18 €

Les songes gou­vernent nos des­ti­nées. Les songes sont les éty­mo­lo­gies de nos actes. Notre his­toire est l’ar­mo­rial de nos songes. Pas da­van­tage que dans L’Ombre de Ve­nise, dont ces Lec­tures cons­ti­tuent la suite, il n’était ques­tion de Ve­nise, cet ou­v­rage n’évoque­ra la fi­gure his­to­rique de Fré­dé­ric II de Ho­hens­tau­fen, – à laquelle elle s’ad­resse, dans une cor­res­pon­dance ima­gi­naire, à par­tir d’une for­te­resse si­ci­lienne : voyage dans les idées, ger­mi­na­tives et im­p­ré­vi­sibles, ré­ponse au legs am­bi­gu de l’Em­pe­reur, en son avers his­to­rique et son en­vers éso­té­rique, qui est à l’ori­gine de notre ci­vi­li­sa­tion.
De­puis le songe de l’Âme du monde et de la « race d’or » de Vir­gile jusqu’aux ap­p­roches ar­dentes d’Höl­der­lin, de Rim­baud, de Ste­fan George, de Fer­nan­do Pes­soa ou d’Hen­ry Mon­tai­gu, il y a, en Eu­rope, en marge du règne des ra­tio­na­listes et des pla­ni­fi­ca­teurs, une tra­di­tion rê­veuse, que Ner­val nom­ma «sur­na­tu­ra­liste», qui re­monte aux Or­p­hiques, et dé­ferle jusqu’à nous, par vagues suc­ces­sives.
En­core faut-il, et ce se­ra l’objet de ces Lec­tures, dis­tin­guer les songes qui ne sont que res­sas­se­ment, rancœur, ma­cé­ra­tions de la cons­cience in­di­vi­duelle en proie à la mé­dio­c­ri­té des jours, et les Songes lu­mi­neux qui reçoivent l’éc­lat de ce «sen­sible con­c­ret» qui, entre le sen­sible et l’in­tel­li­gible, dé­p­loie l’Ec­harpe d’Iris ! Il y a, d’une part, les songes qui éveillent, les songes orien­tés, et, d’autre part, les songes qui dé­routent dans les dé­dales de la pé­nombre, les songes em­pier­rés, qui nous livrent à la ser­vi­tude vo­lon­taire et contre lesquels seule vaut la té­mé­ri­té spi­ri­tuelle.
Une hyp­no­so­p­hie res­tait donc à in­ven­ter, dont le Voya­geur et son Ombre par­courent ici les pre­miers pay­sages dans le sil­lage de l’an­tique oni­ro­man­cie, afin de sé­pa­rer, comme on sé­pare en al­c­hi­mie « le sub­til de l’épais », le songe-men­songe du songe-vé­ri­té. Entre la my­t­ho­lo­gie et la phi­lo­so­p­hie, deux vo­cables grecs pré­dis­posent à cette hyp­no­so­p­hie de l’Eu­rope : Ca­lyp­so et alè­t­héia. Ca­lyp­so, qui dé­route le voya­geur odys­séen, si­g­ni­fie, par l’éty­mo­lo­gie, « celle qui est ca­c­hée » et alè­t­héia qui veut dire «vé­ri­té», se rap­porte aus­si, par l’éty­mo­lo­gie, à «ce qui ap­pa­raît». Entre l’ap­pa­raître et le ca­c­hé, qui sommes nous  ? C’est aux songes de nous le dire, aus­si bien par con­so­nance (Wi­derk­lang) que par pres­sen­ti­ment (Vork­lang). Par une suite d’exemples pré­c­is, par­fois pro­voquant (telle la cri­tique du «fon­da­men­ta­lisme dé­mo­c­ra­tique»), ces Lec­tures ser­vi­ront à la dé­fi­ni­tion d’une «poé­tique gé­né­rale» et, pour ain­si dire, à une apo­ca­lypse de Ca­lyp­so, c’est à dire à une ré­vé­la­tion, une trans­lu­ci­di­fi­ca­tion de ce que Do­mi­nique de Roux nom­mait « la cons­cience eu­ro­péenne de l’être ».

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Lectures pour Frédéric II - Luc-Olivier d'Algange

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